Entre mer et montagnes, Bilbao a été une belle surprise. Nous y avons passé quatre jours en hiver, dont trois jours pleins sur place. Assez pour découvrir l’essentiel de la ville, profiter de sa gastronomie et faire une belle randonnée jusqu’à San Juan de Gaztelugatxe. En février, la météo a été plus que clémente, mais nous avons préféré nous concentrer sur Bilbao et les alentours proches, sans explorer la côte balnéaire.
Le Casco Viejo, cœur vivant de Bilbao
Nous avons choisi de loger dans le Casco Viejo, le vieux quartier. C’est vraiment l’endroit idéal : tout se fait à pied, l’ambiance est animée du matin jusqu’au soir, et les rues sont pleines de charme. L’architecture y est typique, les bars et les restaurants nombreux, surtout autour de la Plaza Nueva, un lieu de vie à ne pas manquer.





Nous avons garé la voiture dans un parking souterrain payant et ne l’avons presque pas touchée du séjour. Il y a très peu de places gratuites dans Bilbao, souvent en périphérie, alors mieux vaut prévoir un budget stationnement.
Le quartier des 7 Calles (les sept rues) est emblématique, mais je conseille surtout de se perdre dans les ruelles pour découvrir les petites places, les façades colorées, les marchés et l’ambiance locale.
Depuis le Casco Viejo, nous avons longé la Ría de Bilbao jusqu’au pont Zubizuri. La promenade est agréable, et il est possible de pousser jusqu’au musée Guggenheim. En fin de journée, l’endroit est vivant, avec des joggeurs, des familles, des promeneurs. Si le funiculaire est ouvert, je recommande la montée au mont Artxanda pour la vue sur toute la ville au coucher du soleil. Malheureusement, il était fermé lors de notre séjour.





J’avais aussi repéré une rue avec des maisons colorées façon San Francisco dans le quartier d’Iralabarri. C’est vrai que les maisons sont jolies, mais le trajet pour y arriver ne nous a pas semblé très engageant. Si vous y allez, préférez le faire en pleine journée.



Le Bilbao moderne, entre art contemporain et passion football
Le deuxième jour, nous avions prévu la visite du musée Guggenheim et du stade San Mamés. Pour rejoindre cette partie plus moderne de la ville, nous avons traversé des quartiers élégants, avec de beaux immeubles au style architectural basque.




Nous avions réservé notre visite du stade San Mamés, avec des billets qui nous permettaient d’entrer à l’heure qu’on voulait. Mais en arrivant le matin, surprise : il y avait énormément de monde avec des écharpes, des maillots… et pour cause, un match féminin avait lieu ce jour-là. Du coup, les visites n’étaient possibles qu’à partir de 16h15. Petit conseil donc : si vous prévoyez de visiter le stade et son musée, pensez à vérifier à l’avance s’il y a un match prévu ce jour-là, histoire d’éviter les mauvaises surprises.





On a donc changé nos plans et profité de ce contretemps pour aller au parc Doña Casilda Iturrizar. C’est un grand espace vert en plein cœur de Bilbao, avec des allées, des bassins, beaucoup de végétation et une vraie ambiance locale. On y croise des familles, des gens qui courent, d’autres qui lisent sur un banc. On en a profité pour pique-niquer au soleil, c’était simple mais vraiment agréable, et ça a un peu coupé notre journée en deux.


Ensuite, direction le musée Guggenheim pour notre créneau de 14h30. Le bâtiment est impressionnant, aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur. Il y a trois étages, mais lors de notre passage, le deuxième – réservé aux expositions temporaires – était fermé car en cours d’installation. On en a donc fait rapidement le tour, en fonction de notre intérêt pour l’art moderne. Ce n’est pas forcément ce que je préfère, mais il y a des œuvres intéressantes, et l’expérience en elle-même vaut le détour. Il ne faut pas hésiter à faire le tour extérieur du musée : entre Puppy, le chien géant recouvert de fleurs, l’immense araignée et le street art sous le pont La Salve, il y a beaucoup à voir.






Une demi-journée à San Juan de Gaztelugatxe
Nous avons consacré une demi-journée à San Juan de Gaztelugatxe, un site qu’on avait très envie de découvrir, à environ 50 minutes de route depuis Bilbao. Le lieu est surtout connu pour avoir servi de décor à une scène culte de Game of Thrones, mais même sans être fan de la série, l’endroit vaut clairement le détour.
L’entrée est gratuite, mais attention, entre début avril et mi-septembre, le site est protégé et l’accès est réglementé avec un nombre de visiteurs limité chaque jour. Pensez donc à réserver en ligne avant de venir, surtout en haute saison.




Une fois sur place, plusieurs parkings sont à disposition. Et là, la partie rando commence. On commence par une descente bien raide sur un sentier aménagé, avec déjà une première vue incroyable sur l’océan et l’église perchée, reliée à la terre par un chemin de pierre. L’ambiance est un peu magique, entre les falaises et le bruit des vagues.
Arrivés en bas, il reste encore les 241 marches à grimper pour atteindre le sanctuaire. C’est assez physique mais largement faisable en prenant son temps. On a pique-niqué là-haut, avec cette vue spectaculaire sur la mer et la côte. C’était calme, presque hors du temps. La remontée chauffe un peu les cuisses, mais ça se fait bien.




C’est vraiment un lieu à part, à la fois sauvage et chargé d’histoire, qui mérite d’y consacrer quelques heures.
Où manger à Bilbao ?
Bilbao, c’est le paradis des pintxos. Il y en a partout, à toute heure, et pour tous les goûts. On a surtout mangé dans le Casco Viejo, notamment autour de la Plaza Nueva. On trouve aussi de bonnes adresses dans le centre plus moderne.
Mention spéciale au Mercado de la Ribera : au rez-de-chaussée, un marché traditionnel ; à l’étage, un espace de restauration avec plusieurs stands de tapas, desserts, cocktails, et des tables pour tout goûter. C’est simple, convivial et très gourmand.
Quelques adresses testées ou non testées faute de temps !
- Bar Negresco
- Sorginzulo
- El Globo (apparement les meilleurs tapas « travaillés »)
- Bar El Figon
- Zaharra
- Negresko
- Bar Charly
- Buga Ramen (dans un autre style)
- Berty’s burger




La mula de Moscu : très bons (et beaux) cocktails !




Toutes nos adresses sont disponibles sur ma carte Mapstr (chloe.rnx).
Nous avons beaucoup aimé cette escapade hivernale à Bilbao. Trois jours suffisent pour découvrir l’essentiel, sans courir. L’ambiance est chaleureuse, la ville accessible, la cuisine généreuse, et les alentours magnifiques. Si vous avez des questions ou envie d’en discuter, les commentaires sont ouverts.
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